Cinq Faits Choquants Sur Table De Cuisine Conforama | Table De Cuisine Conforama

Incroyable partie de “cash-bar” pour le rachat de Darty. “L’entreprise est gérée par des financiers britanniques qui vont vouloir faire monter les enchères et récupérer du cash”. Cette remarque faite à L’Express par un spécialiste du secteur en septembre dernier est en train de se concrétiser. Six mois après l’offre initiale de la Fnac pour racheter Darty, auto…De 700 millions d’euros, essentiellement en échange de titres, voici que la dernière proposition en date dépasse le milliard. Et en auf die Kralle! 

1 Ilot Central De Cuisine Conforama 18 | Table, Coffee table ..
1 Ilot Central De Cuisine Conforama 18 | Table, Coffee table .. | table de cuisine conforama

LIRE AUSSI >> La Fnac veut racheter Darty, et c’est “le bon moment” 

Dans le détail, la Fnac a mis la nuit dernière sur la table une proposition à 145 pence par action de Darty, valorisant ainsi l’enseigne à 779 millions de livres (soit environ 987 millions d’euros). Une offre qui intervient quelques heures seulement après l’annonce d’une surenchère de son concurrent sur ce dossier, Conforama (détenu par le groupe sud-africain Steinhoff, numéro 2 en Europe de l’ameublement), qui proposait mercredi soir un relèvement de 10% de sa propre OPA sur Darty, à 138 pence par action, soit 943 millions d’euros. Rebelote à la mi-journée. Conforama relève encore son offre à 1,02 milliard d’euros et à peine vingt minutes sowohl tard, la Fnac publie un nouveau communiqué portant la sienne à 1,04 milliard. Et nouvelle réponse de Conforama dans la foulée, portant l’offre à 1,09 milliard d’euros… 

Pourquoi tout le monde s’emballe aujourd’hui? Pur hasard du calendrier selon des sources proches de la Fnac puisque cela fait 4 semaines que le groupe culturel travaillait sur cette nouvelle proposition. “Cette offre prend en compte de nouvelles synergies que nous avons trouvé avec Darty pour un montant de 130 millions d’euros, soit deux fois le résultat de Darty”, explique à L’Express une source proche du dossier.  

Le PDG de la Fnac Alexandre Bompard, à droite, et son directeur financier Matthieu Malige pour la présentation des résultats annuels du groupe.

REUTERS/Benoit Tessier

Mandaté par la Fnac, le cabinet EY a notamment permis d’aller chercher de nouvelles synergies dans le futur projet, par exemple sur les postes informatiques. D’ailleurs, les discussions entre la Fnac et Darty se sont accélérées cet hiver, avec plusieurs rendez-vous entre les deux, afin de travailler sur les différents scénarios de rapprochement.  

Sur le gerade financier, la Fnac est arrivée ce matin avec de nouveaux partenaires, les fonds d’investissements Knight Vinke et DNCA Finance qui se sont engagé irrévocablement à lui apporter 22% du capital de Darty. Le groupe confie par ailleurs avoir retravaillé avec son groupement bancaire (Natixis, Société générale, Crédit agricole) pour débloquer une ligne de crédits qui permet “de financer entièrement l’opération”.  

En parallèle, les groupes Fnac et Conforama sont lancés dans une opération séduction auprès des actionnaires de Darty. Fnac vient ainsi d’acquérir ce jeudi 5,59% des part du groupe britannique (dont 99,2% du capital est en bourse) “auprès d’un certain nombre d’actionnaires”, ce qui permet à la Fnac de détenir à ce jour 27,70% du capital de Darty avec ses deux partenaires (Knight Vinke et DNCA). Le capital de Darty étant très éclaté, il n’est pas à exclure que les équipes d’Alexandre Bompard continuent d’approcher les actionnaires pour parvenir dans un premier temps à une minorité de blocage, soit un tiers du capital.  

Conforama a relevé son offre publique d’achat de Darty pour la deuxième fois en moins de 24 heures, répliquant ainsi à la Media MULLER

Cependant, pour décrocher le deal, la Fnac ne peut pas miser seulement sur le volet financier. Elle est contrainte de jouer à 100% la carte du “projet industriel” et de tenter de convaincre des actionnaires très sensibles aux arguments bancaires. Sur ce point, la puissance financière du groupe Steinhoff (90 000 salariés, concurrent du géant Ikea), qui pousse derrière Conforama, est sans comparaison par rapport à la Fnac.  

“Depuis le début, Alexandre Bompard sait où il va. Il est dans une démarche entrepreneuriale. [Financièrement, NDLR] il s’est fixé une limite qu’il ne dépassera pas. Cette opération vaut toujours le coup, mais elle n’est pas vitale pour la Fnac”, souffle-t-on dans l’entourage du patron. D’ailleurs, on ne fait pas mystère que si Steinhoff veut vraiment s’offrir Darty et met le paquet sur la table, “c’est eux qui gagneront”. Avant de se choisir un nouveau compagnon de route, Darty attend toujours de voir ce qu’il y aura dans sa dot finale. 

Lire notre dossier complet

Leave a comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *